Le terme de ‘choc culturel’ est souvent employé lorsqu’un individu se retrouve confronter à une situation différente de sa propre identité socioculturelle, une forme de détresse parfois. Nous avons connu ce choc culturel dès notre arrivée sur le sol canadien à Montréal. Dans le taxi, tout était différent …. les routes, les véhicules, les panneaux, la langue également, le français n’est pas le québécois comme le québécois n’est pas le français. Chacune de ces deux langues a sa propre identité. Au départ nous étions perdus, presque affolés ! « Mais où sommes nous tombés ? » Des rues très larges, des voix qui s’entrecroisent, souterraines ou perchées sur plusieurs niveaux, tout nous paraissaient gigantesque! Arrivée dans la ville, nous n’étions pas au bout de nos surprises … tout était si différent et nouveau pour nous.
Au départ, il est vrai, nous nous remettions en question… est-ce l’image que nous avions du Canada ? Avec le temps, peu à peu ce choc culturel se dissipe sans pour autant disparaître complètement mais il n'y a plus cette détresse que nous avions connue au départ. La signalisation, le plan en damier ou encore le quotidien étaient devenus presque normal pour nous. Je dirais qu’une part de l’identité socioculturelle de notre pays d’accueil devenait un peu une part de notre identité. Pour dire, à notre retour en France, j’ai été choqué de voir les signalisations routières ou piétonnes. Je trouvais le système canadien tellement plus judicieux, pourtant nous y étions restés seulement une année.
En effet, le choc culturel existe également dans l’autre sens. Je suis certain que les expatriés de longues dates rencontrent ce choc culturel à leur arrivée sur le sol français. C’est ce que nous vivons actuellement et je peux vous affirmer que le choc est encore plus fort que celui que nous avions connu à Montréal. Nous sommes presque devenus étranger. Peut-être parce que la vie canadienne était plus proche de ce que nous recherchions, difficile à expliquer en quelques lignes.
Lorsque nous sommes arrivés à Toronto, aucun ‘choc culturel’, rien. Pourtant c’est bien la première fois que nous y allions. Ces grattes ciels, ces taxis très new-yorkais ou encore ces vendeurs de hot-dogs à chaque coin de rue … non rien de tout cela nous étaient différents. On se sentait chez nous. Très bizarre cette sensation comme quoi, le choc culturel on peut le ressentir à deux cent kilomètres de chez nous (Normandie - Ile de France) et ne pas l'avoir à plus de sept milles kilomètres.
PS : Merci Christophe pour le rappel, désolé pour ce retard de la 'rédac du mois' "Oh le mauvais élève" J'avoue que je n'ai pas pu trop développer, il est tard :-) Le blog est un peu la vitrine de ces chocs culturels constant aussi bien à l'étranger qu'en France.
Pour Hyun-Jung son premier choc culturel a été la France. De voir des magasins fermés le dimanche, des restaurants ouverts seulement lors des repas du midi et du soir, de rencontrer une salle de bain sans évacuation des eaux au sol, de voir des collègiens en grève ou bien des gens se saluer sans se connaitre ont été tant de choses étranges aux yeux de Hyun-Jung. :-)
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