

Langrune-sur-mer est situé dans le canton de Douvres, dans le département du Calvados (Basse-Normandie), à 250km de Paris prés du bord de mer. Son nom d’origine saxonne dérivait de « land » et « growan » ; terre verte. Une forêt existait tout le long de la côte dans les temps médiévaux. Son sol a, depuis, été envahi par la mer. Cette forêt est peut-être à l’origine du nom de terre verte.

Langrune-sur-mer ne faisait avec ses deux hameaux, Saint Aubin-sur-mer et
Tailleville, qu’une seule et même commune. Le 1er juillet 1851, en vertu d’une loi et par décision du Prince
Louis-Napoléon, le hameau de Saint Aubin se sépara de Langrune-sur-mer.

Les premiers voyageurs qui arrivèrent à Saint Aubin et Langrune furent les
pèlerins qui venaient de Douvres à pied où ils avaient prié la vierge de la Délivrande. Vers le milieu de 19ème siècle, les bienfaits des bains de mer attirèrent bon nombre d’invalides avec leur famille. Saint Aubin, la plage où l’on pouvait
respirer de l’air riche en iode, devint à la mode. Après sa baignade le vacancier avait un grand choix d’activités, dont des jeux dans le sable devant sa cabine, des compétitions, des sorties en
bateau, des sorties de pêche ou l’achat de poissons frais vendus à la criée.

L’arrivée du chemin de fer en 1875 donne une nouvelle impulsion aux communes. Langrune et Saint-Aubin sont de plus en plus sollicitées par les touristes et plus particulièrement des parisiens. Ces derniers acquièrent très souvent une propriété soit comme résidence secondaire, soit comme résidence permanente pour y finir des « jours tranquilles ». Vers la fin du XIXe siècle, ces stations balnéaires deviennent de vraies stations touristiques.
Dossier d'archivistique L3 : Université de Caen
"Langrune-sur-mer / Saint-aubin - Stations balnéaires de 1851-1914"
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